RGTR : l’engagement syndical garantit des protections sociales essentielles

En date du 1er octobre 2026, le LCGB et l’OGBL ont rencontré la ministre de la Mobilité afin d’échanger au sujet des soumissions publiques des contrats du réseau RGTR.

À cette occasion, les deux organisations syndicales ont rappelé l’importance d’intégrer dans les cahiers des charges un véritable volet social protecteur pour les salariés du secteur RGTR, conformément aux possibilités offertes par le cadre européen des marchés publics, notamment en matière de prise en compte des aspects sociaux liés à l’objet du marché.

Pour rappel : le nouveau cahier des charges avait initialement supprimé plusieurs garanties sociales pourtant essentielles et historiquement prévues dans les précédents marchés publics, notamment :

  • l’obligation pour les futurs exploitants de respecter au minimum la convention collective de travail applicable ;
  • l’obligation de reprise du personnel affecté au réseau RGTR en cas de changement d’exploitant.

 

Par ailleurs, le nouveau cahier des charges prévoyait que le personnel de conduite devait être en mesure de comprendre et de communiquer avec les voyageurs et voyageuses dans au moins une des langues suivantes : luxembourgeois, allemand, français ou anglais.

Or, contrairement au luxembourgeois, au français et à l’allemand, l’anglais ne fait pas partie des langues utilisées en matière administrative au Luxembourg. Dès lors, le fait que la seule maîtrise de l’anglais puisse être considérée comme suffisante pour l’exercice de fonctions de conduite dans le cadre du RGTR soulève, pour le LCGB et l’OGBL, une problématique importante.

Pour le LCGB et l’OGBL, la suppression de ces garanties ouvrait la voie à une mise en concurrence accrue des opérateurs, avec un risque de pression supplémentaire sur les conditions de travail et les acquis sociaux des salariés du secteur.

À la suite des interventions fermes du LCGB et de l’OGBL, ces garanties essentielles ont finalement été réintégrées dans les documents concernés.

Au cours de cette rencontre, les deux organisations syndicales ont également profité pour aborder d’autres revendications importantes, notamment les problématiques liées aux terminus ainsi que la nécessité de garantir aux salariés un accès à des installations sanitaires adaptées.

La ministre de la Mobilité a pris en considération les préoccupations exprimées par les organisations syndicales et s’est engagée à poursuivre les échanges afin de travailler conjointement sur ces différents dossiers. 

Le LCGB et l’OGBL continueront à s’engager pour défendre les 4.000 emplois du secteur, préserver les conditions de travail des salariés et garantir un avenir socialement responsable pour le transport public routier au Luxembourg.

 

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