La rentrée de cette année se fait dans un contexte particulier. Certes, l’accord tripartite du 8 juin 2026 a permis de renouer le dialogue social rompu depuis plus de deux années, de soutenir le pouvoir d’achat et de mettre en œuvre un certain nombre de pistes permettant la sauvegarde des emplois et des existences des salariés concernés.
Néanmoins, la fin d’année risque d’être marquée par le renforcement des différentes crises qui nous accompagnent maintenant déjà depuis beaucoup trop longtemps.
L’agression russe envers l’Ukraine s’aggrave de semaine en semaine et la guerre israélo-américaine contre l’Iran s’intensifie ; la flambée des prix des produits pétroliers bat un record après l’autre et les conséquences sur l’inflation ont entraîné une hausse des taux d’intérêt directeurs avec des conséquences néfastes pour l’emprunt et l’économie.
À cela s’ajoute une incertitude croissante sur la paix et la sécurité dans les différents États européens. Cyberattaques et vols de drones ont pour conséquence des perturbations massives dans le fonctionnement de la société et de la vie de chacun.
Les responsables politiques en Europe, tout comme ceux du gouvernement luxembourgeois, ont du mal à formuler les bonnes réponses, peinent à trouver les réponses adéquates à des défis de plus en plus virulents qui touchent les citoyens à tous les niveaux et sapent la confiance dans nos institutions et dans notre démocratie parlementaire.
À cela s’ajoutent des politiques erronées au niveau du volet social qui ont confondu, parfois de façon trop volontaire, des réformes nécessaires au niveau de la sécurité sociale et de la relance économique avec une casse sociale et une flexibilisation complète du droit du travail.
Ce qui est devenu la norme dans nos pays limitrophes, en France et en Allemagne, n’a pas eu lieu dans notre pays. L’engagement de l’Union des syndicats OGBL et LCGB a mis fin à une politique qui a pour seule devise la recherche du gain et du rendement financier.
Cette politique, couplée aux différentes crises et incertitudes, a bel et bien fait basculer le paysage politique européen. Les résultats électoraux récents de l’extrême-droite et de l’extrême-gauche en Allemagne sont inquiétants au plus haut niveau, les sondages en France, avec en perspective un président de la République issu d’un des camps extrêmes du paysage politique français, le sont également.
Face à cette situation, ce sont les organisations syndicales qui doivent tenir le cap et s’engager sur tous les fronts pour une société juste et équitable.
Au niveau national, nous devons renforcer notre engagement au sein de l’Union des syndicats OGBL-LCGB, ceci non seulement, mais aussi en vue de la confrontation avec l’AMMD qui semble vouloir prioriser le rendement financier par rapport aux besoins et au bien-être des patients.
Finalement, nous devons absolument renforcer notre engagement syndical à la base de notre succès.
Le Comité exécutif du LCGB a pris les décisions en vue de renforcer notre encadrement des salariés au cœur des entreprises et la proximité de notre présence, avec la mise en place de bureaux Info-Center supplémentaires. C’est pourquoi deux nouveaux Info-Center ont ouvert leurs portes en septembre, à Wasserbillig et à Clervaux.
C’est également dans cette optique que nous allons organiser le
28 octobre 2026 un congrès extraordinaire du LCGB afin d’adapter nos statuts aux besoins d’une société en pleine mutation, confrontée à la digitalisation et à l’intelligence artificielle.
Nous avons besoin d’organisations syndicales fortes et indépendantes, proches des salariés, qui basent leur engagement non seulement sur l’action mais également sur des prestations et services dont les salariés auront de plus en plus besoin.
Le LCGB est décidé à tenir son cap.
Patrick DURY
Président national du LCGB
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