Sommet de La Hulpe : Un engagement renouvelé en faveur de l’avenir de l’Europe sociale

Le 16 avril 2024, l’Union européenne (UE) et les partenaires sociaux européens se sont réunis à l’occasion du Sommet de La Hulpe afin de réaffirmer leur engagement à promouvoir le Socle européen des droits sociaux (SEDS). Cette conférence de haut niveau a finalement abouti à la signature de la déclaration de La Hulpe sur l’avenir de l’Europe sociale qui a pour objectif de préparer l’agenda social pour la période 2024-2029.

Il y a maintenant un peu plus de sept ans que la Commission européenne, le Conseil et le Parlement européen ont proclamé le Socle européen des droits sociaux (SEDS), un instrument qui devait enfin faire avancer l’idée tant attendue d’une Europe sociale. Trois ans et demi plus tard, la Commission a présenté un plan d’action ambitieux, une sorte de boussole qui devrait montrer la voie du progrès social – un sujet de plus en plus important, surtout en période d’incertitude, provoquée entre autres par la pandémie du Covid-19 et les crises qui ont suivi. La dimension sociale de l’UE a été trop longtemps négligée, alors que c’est précisément ce qui risque de compromettre l’avenir de l’UE.

La déclaration de la Hulpe souligne l’engagement commun pour le progrès social et économique, l’égalité des chances, des emplois de qualité et des conditions de travail équitables, la lutte contre la pauvreté et les inégalités ainsi que la promotion d’une transition juste. Un engagement que les deux confédérations syndicales luxembourgeoises LCGB et OGBL ne peuvent que saluer.

Dans son discours, la secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats (CES), dont font partie les deux organisations syndicales, a appelé à des mesures concrètes pour lutter contre la précarité, garantir le droit à la formation tout au long de la vie, protéger les droits des travailleurs et réglementer l’utilisation de l’intelligence artificielle sur le lieu de travail. Elle a également souligné l’importance des investissements dans les services publics, les infrastructures et la transition écologique, tout en mettant en garde contre les politiques d’austérité. De son côté, le Commissaire européen à l’Emploi et aux Affaires sociales Nicolas SCHMIT a souligné l’importance d’un engagement continu pour maintenir la dimension sociale au cœur des politiques de l’UE. L’accent a notamment été mis sur l’investissement dans les compétences et le dialogue social. Les organisations syndicales LCGB et OGBL ne peuvent que se rallier à ces propos.

La déclaration a également été soutenue par le gouvernement luxembourgeois. À cet égard, les deux syndicats saluent la position du ministre du Travail et apprécient en particulier le fait qu’il ait pris en compte leurs réflexions avant la signature de la déclaration.

Au niveau de l’UE, les représentants des employeurs européens ont clairement exprimé leur soutien en signant la déclaration. Mais qu’en est-il des représentants des employeurs au Luxembourg ? Pourrait-on enfin espérer que l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) s’engage de la même manière que les partenaires sociaux européens et participe à un dialogue social constructif pour promouvoir le progrès social ? Alors que cela semble être une évidence au niveau européen, il reste à voir si cette même détermination sera présente au plan national.

En tout cas, le LCGB et l’OGBL sont impatients de voir ce que l’avenir leur réserve et ce que la déclaration de la Hulpe pourrait signifier pour le dialogue social national.

 

 

Communiqué par le Secrétariat européen commun de du LCGB et l’OGBL (SECEC) le 25 avril 2024.

 

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