Échange entre l’Union des syndicats et le groupe parlementaire du DP

Après deux années perdues, il est devenu urgent d’avancer sur de nombreux dossiers touchant au monde du travail

Une délégation de l’Union des syndicats OGBL-LCGB, conduite par ses coprésidents Nora Back et Patrick Dury, a rencontré le 11 février 2026 les représentants du groupe parlementaire du DP, pour s’entretenir de l’évolution des différents dossiers actuellement en discussion avec le nouveau ministre du Travail.

L’Union des syndicats a tenu à souligner face aux parlementaires de la majorité — tout en le déplorant — que beaucoup trop de temps a été perdu au cours des deux dernières années, en raison de l’approche et des décisions regrettables prises par le gouvernement. Les syndicats et les députés du DP ont exprimé dans ce contexte leur souhait commun de voir le dialogue social se réinstaurer au plus vite au niveau national.

L’OGBL et le LCGB ont insisté sur le fait qu’il est désormais d’autant plus urgent d’avancer sur un certain nombre de dossiers, dont la nécessaire augmentation du salaire social minimum, l’introduction d’un cadre protecteur pour les travailleurs des plateformes numériques et le relèvement du taux de couverture des conventions collectives — qui sont actuellement en discussion avec le ministre du Travail. Pour les syndicats, la liste des urgences ne s’arrête toutefois pas là. D’autres dossiers, qui n’ont pas encore pu être abordés avec le ministre, pressent également, parmi lesquels figurent :  la transposition de la directive européenne relative à la transparence salariale, le renforcement des outils favorisant le maintien dans l’emploi, la refonte de la législation sur le reclassement ou bien encore l’encadrement de l’intelligence artificielle dans le monde du travail.

L’Union des syndicats et les représentants du DP ont passé en revue les différents dossiers énumérés. Concernant plus particulièrement la question du salaire social minimum, le DP a notamment fait savoir qu’il considère, lui aussi, que toute personne qui travaille, doit pouvoir vivre décemment de son salaire, ce qui n’est aujourd’hui pas le cas. Les représentants du DP précisent toutefois, dans le cadre de cette discussion, qu’il faut veiller parallèlement à ce que les entreprises puissent supporter une éventuelle augmentation du salaire social minimum.

L’Union des syndicats OGBL-LCGB, tout comme le groupe parlementaire du DP, est actuellement en attente des premières propositions de la part du ministre du Travail.

 

Communiqué par l’Union des syndicats OGBL-LCGB, le 12 février 2026

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