Contre la discrimination de la population rurale
Il n'est donc pas surprenant de voir les salariés prendre la majeure partie de la charge via une perte réelle de pouvoir d'achat sous telle ou telle mesure.
Le LCGB Nord ne peut se déclarer d'accord que, à coté d'une charge supplémentaire peu appropriée des petits salaires, il existe une discrimination dans d'autres termes :
Les salariés ayant un trajet long subiront des charges nettement plus élevés que ceux qui ont leur domicile à proximité du lieu de travail. Ceci représente aux yeux du LCGB Nord une discrimination de la population rurale qui dispose déjà d'un accès au transport et spécifiquement du transport en commun moins développée. Si on ajoute la suppression des lignes d'autobus peu fréquentés, il est évident à qui se présentera la facture !
La transposition de la loi sur l'eau potable du 19 décembre 2008 prévoit, selon les plans du gouvernement, le calcul des coûts au niveau communal et pénalise la population rurale une fois de plus :
Le prix de l'eau serait facturé au prix de revient. Pourtant ceci ne serait pas fait au niveau national, mais par commune. Les habitants de communes qui disposent d'un réseau de conduite d'eau développé sans pour autant afficher une consommation d'eau élevée, payeront le multiple du prix des communes qui ont peu de réseau pour beaucoup de consommation. Les habitants des communes rurales seront pénalisés par cette base de calcul injuste, le principe du pollueur-payeur est même renversé.
Exemple de calcul:
Si le prix de l'eau ensemble avec la taxe d'évacuation s'élève à 11 €/m3 dans un environnement rural, l'habitant urbain ne paye que 3,50 €/m3, le citoyen de la ville peut user plus que le triple d'eau au même prix que son concitoyen, égal devant la constitution, qui habite en campagne. Le supplément pour la famille moyenne s'élève à plus qu'un salaire social minimum par année !
Il est scandaleux que les prix les plus élevés sont envisageable justement dans la région qui doit faire le plus pour la protection des eaux, les localités autour du réservoir national, le barrage d'Esch-sur-Sûre. Une violation du principe du pollueur-payeur !
Nous recommandons au gouvernement de remodifier les plans actuels en vue d'une équité accrue ! La solidarité ne trouve pas ses limites au niveau communal, sinon les habitants ruraux doivent se préparer à des prix plus élevés pour le pain, l'électricité, la télécommunication, l'enlèvement des déchets et les timbres.
Aux yeux du LCGB Nord, juste comme ces biens et services, l'eau potable fait partie des droits élémentaires des citoyens. L'accès devrait donc se passer aux mêmes conditions pour tous les citoyens du pays, en conformité au programme gouvernemental.
Si déjà il est incontournable de modifier les frais de déplacement et le prix de l'eau potable en défaveur des citoyens, on devrait au moins mettre les critères sociaux au premier rang.













