Le LCGB réclame des mesures positives pour les frontaliers de plus de 50 ans victimes de restructurations
Le LCGB déplore que cette possibilité n'existe que pour les salariés résidents du Grand-duché et ne soit pas accessible aux salariés frontaliers. En effet, s'ils ont fait l'objet d'un licenciement, ceux-ci seront indemnisés en chômage dans leur pays de résidence et ne pourront plus réintégrer par la suite une telle mesure de préretraite.
Ceci est particulièrement dommageable pour les travailleurs frontaliers qui, en général, ont réalisé presque toute leur carrière professionnelle au Grand-duché de Luxembourg et qui, à l'approche de leur retraite, sont victimes d'une restructuration.
Les conséquences économiques et sociales de cette exclusion sont multiples et graves pour ces travailleurs qui perdent à la fois, leur emploi et leur statut de frontalier.
En effet, hormis le fait de se retrouver, comme tout travailleur ayant perdu son emploi, en situation de chômage, il faut encore tenir compte :
- de difficultés importantes en termes de réinsertion professionnelle pour certains salariés ayant occupé durant toute leur carrière un même poste et n'ayant pas pu accéder à de la formation continue,
- du fait de perdre son statut de travailleur frontalier et de ne plus cotiser à la sécurité sociale luxembourgeoise et
- du fait de se voir exclus, pour les frontaliers belges notamment, du champ d'application de la convention belgo-luxembourgeoise de sécurité sociale pour la fin de ses jours suite au fait de partir en retraite en tant qu'assuré belge (et non pas en tant que frontalier).
Le LCGB veut renforcer la protection de ces travailleurs a demandé au Ministre du Travail de pouvoir étendre le bénéfice de la préretraite ajustement aux travailleurs frontaliers lorsqu'une convention entre le Ministère et l'employeur prévoit la possibilité d'accorder la préretraite ajustement aux salariés licenciés durant leur période de chômage consécutive à leur licenciement et ce, indépendamment du pays de résidence.












